En Amérique Centrale

Cela fait presque 3 mois que nous remontons l’Amérique centrale depuis le Panama.

139938_image_36731-crop.jpg_VIGNETTE

12244203_10153699104443774_1659016367_n-2

Seb – Panama City

PANAMA. On ne sait pas toujours placer le Panama sur une carte, mais tout le monde connaît son fameux canal, qui relie le Pacifique à l’Atlantique. Ce canal ? Un chantier colossal, une percée continentale que les Français avaient entrepris en 1880. Dépassés par l’ampleur du projet et terrassés par la fièvre tropicale ils renoncent avant l’aboutissement du chantier. Les Américains et leurs gros bras prennent la relève et reprennent la construction du canal en faisant venir des travailleurs des Caraïbes. Ce sera l’une des entreprises les plus coûteuses de l’humanité.

Bref nous y avons fais un tour, histoire d’observer ces gigantesques écluses, c’était fascinant.

DSC02837

DSC02832

Nous sommes reçu au chez des amis Panaméens qui nous feront découvrir les spécialitées culinaires du Pays. Coup de coeur pour le ceviche à quelques centimes au mercado del pescado près du Casco Viejo.

C’est d’ailleurs là que nous séjournons, au Casco Viejo, le quartier historique de Panama City. Mais le véritable trésor de ce pays c’est la nature ! Moins prisée par le tourisme que son voisin le Costa Rica mais tout aussi riche en matière de biodiversité.

Le Costa Rica, nous décidons de ne pas nous y arrêter, cela peut surprendre mais le coût de la vie est déraisonnable et loin de notre budget de cyclo-randonneurs. Mais ça n’est que partie remise ! Nous le traverserons donc en bus, ce qui nous à tous de même permis de profiter de ses paysages.

Nicaragua. Nous arrivons à la frontière Nicaraguayenne, avec l’intention cette fois de prendre notre temps pour explorer ce pays. Le contact avec les locaux se fait dès les premiers kilomètres, «diacachimba». Nous faisons une première étape à San Juan del Sur, un spot de surf pour Gringos… Rapidement on s’en ira, ça ne nous correspond pas trop. De retour sur la route nous rejoignons Rivas, ville de taille moyenne qui nous permet de rejoindre l’île d’Ometepe situé sur le lac Nicaragua. Elle et constituée de deux stratovolcans le Conception, actif , et le Maderas. Nous sillonnons l’ile en vélo en s’arrêtant pour observer les singes hurleurs. Bivouac en hamac au bord de l’eau.

10

San Juan del Sur  – Nicaragua

Nous y fairons la rencontre de James Spurgeon, un photographe Américain en voyage, qui nous proposera un shooting photo Bike Yourself. On s’est bien marré ! Merci à toi

24

27

08

DSC02851

Nous embarquons les vélos dans le ferry pour l’île d’Ometepe – Nicaragua

DSC02857

Arrivée sur l’île. Volcan Conception

DSC02859

Visite d’une plantation de tabac. Etape de séchage

DSC02860

La boite de nuit sur l’île. Autant vous dire qu’on a taper du pied !

Les fêtes de fin d’année approchent nous décidons de faire une longue étape à Granada. nous nous sédentarisons pendant plus de trois semaines. Elle est la troisième plus grande ville du pays et connue pour son architecture coloniale préservée. Surnommée La Grande Sultane à cause de ses bâtiments de style Andalou Mauresque. On s’y fait plein d’amis, ça fait du bien de se poser.

DSC02924

El Centro de la Ciudad de Granada – Nicaragua

DSC02926

DSC02912

Coucher de soleil sur las Isletas

Il y aurait plus de 360 petites îles sur le lac de Cocibolca à 3 km de Granada. Sur certaines d’entre elles habitent quelques grosses fortunes Nicaraguayennes. On y fera le tour dans un petit bateau à moteur pour aller chercher un coucher de soleil extraordinaire. Diacachimba!

DSC02886

DSC02888

La végétation luxuriante du Nica

Nous y fêtons Noël et le nouvel an, effectuons l’ascension du volcan Monbacho et partons à la découverte du fameux marché de Masaya, un des plus grands du pays. Cette étape sera aussi l’occasion pour nous de vendre notre artisanat sur la Calzada après avoir obtenu notre permis de vente très vite rentabilisé.

20151226_141835 20151226_142551

20151125_135658

Janvier 2016, nous prenons la route pour le nord direction Léon. Pas facile de remonter sur les vélos après les fêtes. Nous arrivons à la capitale Managua, rien de spécial, nous la traversons par la périphérie en cherchant à rejoindre la vieille route qui relie Léon. Les nica nous renseignent plutôt bien. On évitera de se perdre dans une capitale où il ne vaut mieux pas trop trainer dans les quartiers.
Les chickens bus nous fascinent, bus scolaire américain repeint aux couleurs locales. Ils font un barouflent de l’enfer et vous crachent un nuage noir étourdissant.

chicken-bus-1

La vielle route qui nous conduira à Léon est magnifique, notre coup de coeur du Nicaragua. Des collines dans un désert aride avec parfois une vue plongeante sur l’océan Pacifique. Très peu de voitures. On s’arrête boire un coca dans une échoppe de cowboys. Un vieux paysan sieste dans son hamac. Seb se renseigne auprès des routiers sur les kilomètres restants, et… ici les gens peuvent aussi bien estimer 120 km comme 40 km. Impossible de se faire une véritable idée.

On repart comme des dératés en espérant arriver avant la nuit. On n’aime pas trop arriver de nuit en ville… pas vraiment recommandable en Amérique centrale.

12 km avant Léon, petite crevaison qui fait plaisir. C’est la nuit noire au milieu de la forêt.
On aperçoit une lueur, c’est le portail d’une maison, nous décidons de réparer la chambre à air à la lueur du lampadaire. Le gardien méfiant s’approche muni de son fusil à pompe. Après lui avoir expliqué notre situation sa méfiance se change en fascination, il nous observera effectuer notre réparation, fusil à l’épaule. Ça y est nous repartons, quand nous apercevons au loin une silhouette déambulant sur le bord de la route où les camions nous frôlent à 90 km/h. C’est un ivrogne et sa machette qui semble rentrer chez lui après avoir pris une bonne cuite. bref, on est content d’arriver à Léon ! On y séjourne deux jours, visite de quelques églises.

DSC02937

DSC02942

Catedral de Leon 1810 – Nicaragua

Prochain objectif, la frontière avec le Honduras. Nous y sommes le lendemain. Le passage de la frontière, un jeu d’enfant, 5$, le tampon et c’est parti! Petite étape à Choluteca puis nous allons chercher la frontière avec le Salvador. On n’a pas l’intention de trop s’attarder ici, l’idée étant de rejoindre rapidement la côte pacifique Salvadorienne. On fera cependant une belle rencontre avec une famille de Honduriens qui nous invitent à dormir dans leur yard (terme Jamaïcain signifiant une maison et sa cour). Du côté pacifique il n’y a que 150 km de territoire Hondurien depuis le Nicaragua avant d’entrer au Salvador, autant vous dire que c’est vite fait.

DSC02953

Frontière du Honduras

DSC02951DSC02952

El Salvador, nous passons la frontière dans l’après-midi, la nuit tombe vite, ça craint par ici pour camper. Le Salvador est un magnifique pays mais certains endroits sont déconseillés. On décide de tenter le stop pour rejoindre la côte pacifique qui elle, est sans danger pour les touristes. C’est Romain un Français qui monte en Alaska avec son break Ford 4×4 qui nous acceptera de nous amener sur la côte. Chouette! Il est parti il y a quelques semaines de Panama City.

DSC02956

Frontière du Salvador, assez roots, 5$ mais pas de tampon…

12662430_1563008760687542_2647109455134181855_n 12647545_1563008774020874_7004722344835224896_n

Étape à El Tunco, spot de surf où nous passerons la nuit, son climat est bien agréable. Le lendemain sur la route nous croisons un Américain de notre âge qui fait le tour du monde à pied avec son chien et sa poussette (dont les freins sont cassés). Il estime effectuer ce record mondial en 7 ans environ. Après s’être encouragé mutuellement nous reprenons la route. Toute la côte pacifique est belle et bien vallonnée…

DSC02957

DSC02958

Le Guatemala nous y voilà ! Direction Antigua. Connue pour son architecture de style baroque et de Renaissance espagnole, et pour ses ruines causées par deux tremblements de terre de 1773.

DSC02970

DSC03066

DSC03067

DSC02989

TvyamNb-BivtNwcoxtkc5xGBuGkIMh_nj4UJHQKuorjmx7A4B5jg7czndrM2l2ttZaeO1dYS44xpSQ

Antigua – Guatemala

La_Antigua_Guatemala_Casa_Rosal_Mercado-de-Artesanas_ebb0c7

mujer_indigena_800

16 Janvier 2016. C’est mon anniversaire, nous décidons de faire l’ascension du volcan d’Acatenango. Après avoir monté une équipe nous nous lançons pour 6 heures d’ascension, une nuit en bivouac à 3750 mètres, et à 5 heures du matin nous escaladons les 250 mètres restant jusqu’au sommet du volcan, un spectacle sans nom nous attend à l’arrivée. Que rêver de plus que de fêter ses 27 ans à quasi 4000 mètres d’altitude devant un volcan en pleine éruption…

DSC03041

DSC03058

12573128_1685214085096932_6660997005906328287_n

DSC03050

DSC03061

Nous sommes à San Pedro au bord du Lac Atitlan, d’origine volcanique c’est un lac endoréique (c’est à dire un bassin versant clos retenant les eaux dans une dépression fermée).

Le Lac Atitlan fait partie de ces lieux dans le monde ou le voyageur prolonge son séjour. Un lieu fait pour les routards, longtemps resté à l’écart, paradis perdu pour anciens babas cools post soixante huitard. Il y a encore de beaux restes cela dit.

DSC03130

Village de San Pedro

DSC03143

Lac Atitlan

Les villages en bordure du lac sont encore largement imprégnés de la culture traditionnelle Maya. Les populations telles que les Tzutujils et les Cakchiquels portent encore les costumes traditionnels, et chaque communauté à son propre dialecte maya. Devenu un véritable lieu touristique accueillant les amateurs de yoga et de cérémonies mystiques shamaniques.

DSC03140

Fresque dans le village de San Marco

DSC03142

Nous habitons sur un toit en plein air face au lac. Le soleil nous réveille le matin à 6 hrs…

DSC03096

10337735_1563009894020762_4375642336384628969_n

En février 1976, un violent séisme de magnitude 7,5 a frappé le Guatemala.

Le tremblement de terre a fracturé le lit du lac provoquant un drainage souterrain, ce qui occasionna la baisse du niveau d’eau de deux mètres en un mois. En 2007, un autre séisme eut l’effet inverse, comblant en partie ces infiltrations.Depuis, le niveau est remonté d’environ huit mètres, noyant les berges et ruinant des habitations riveraines.

Le gouvernement Guatémaltèque a chiffré à plusieurs millions de dollars les travaux nécessaires à la pérennisation des berges du lac, ce qui me semble compromis vu l’intérêt que porte le gouvernement pour ses espaces naturels.

DSC03148

DSC03150

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’Amérique Centrale. Episode N°14

 

 

 

 

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s