Le Mexique à vélo

2 Février 2015, Passage de la frontière Mexicaine par l’État de Chiapas, nous arrivons du Guatemala. Un coin mal famé où règnent narcos et magouilles en tous genres. Nous sommes sur la route des migrants qui tentent de rejoindre les USA depuis le Honduras déjà…
Un vieux chicken bus nous fera passer la frontière pour éviter les galères. Après un lourd contrôle de nos sacoches aux rayons X, nous finirons par entrer sur le territoire Mexicain !

Nous sommes à nouveau pris par le temps, on a pas mal trainé en Amérique centrale notamment au Nicaragua et au Guatemala. Mais notre voyage est comme ça. Nous allons rendre visite à notre famille à Mexico, il ne faut plus trainer.

Avant ça, c’est à San Cristóbal de las Casas où nous posons bagages, ancienne capitale de la province du Chiapas. Hébergés dans une colocation locale, c’est Natacha une amie savoyarde qui nous accueille. Premier bain très Mexicain en découvrant les trésors de cette capitale culturelle. Des délicieux tacos à 5 pesos, des concerts gratuits aux airs de Veracruz, les artisans qui gravitent autour de l’ambre. Mais aussi la diversité des communautés de cette province.

C’est ici où nous buvons notre premier mezcal. C’est une boisson alcoolisée mexicaine élaborée à partir de l’agave (à ne pas confondre avec la mescaline, alcaloïde hallucinogène extrait du peyotl). Il fait très froid dans cette région, et nous sommes arrivée la semaine la plus froide de l’hiver. 2120m d’altitude ! La nuit nous dormons intégralement habillés avec notre doudoune.

 
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San Cristobál de las Casas, Chiapas

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Nanou, une Bretonne qui tient la crêperie de San Cris nous offrira à chacun une petite bouteille de mescal en nous disant
« quand vous aurez un coup de mou sur les vélos, vous penserez à moi ! ».

Nous quittons San Cristóbal pour rejoindre la côte pacifique dans l’État de Oaxaca.
Après une vertigineuse descente de plusieurs jours nous atteignons la côte. Le contraste climatique est frappant, c’est même le cagnard toute la journée. Autant vous dire qu’on pédale comme des dératés pour trouver la mer.

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Mazunte, Oaxaca

Anecdote, lors de ce périple nous passerons toutes nos nuits dans les stations essences PEMEX. Pourquoi ? Car nous y trouvons une douche gratuite, des toilettes, du wi-fi, et un magasin ouvert 24/24. Et en prime, un garde armé d’un fusil à pompe présent toute la nuit… Nous dormons à poing fermé à même le sol devant nos vélos… Exténués.

Changement d’Etat, nous voilà dans « l’estado de Oaxaca ». Nous arrivons à Mazunte, tard le soir… On dormira sur la place des artisans avec quelques chiens et les moustiques. Le jour d’après on s’installe chez l’Arquitecto, un Italien, ancien guide de haute montagne de Chamonix venue s’installer ici dans les années 90. On venait pour un long week-end, nous sommes restés deux longues semaines. Difficile de ne pas savourer un tel coin de paradis. Presque pas de voiture, des couchés de soleil à couper le souffle. Je me souviens du levé du jour sur la plage à observer un grand yogiste muet (ne plus parler étant son choix) dessinant des spirales gigantesques sur le sable. Une atmosphère mystique et spirituelle règne ici.

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Départ pour Pochutla, à 25 km, on avait prévu de les faire en une heure et demie, il nous a fallu la journée entière. 7 crevaisons… Arrivés à bout de notre tube de colle, nous devons pousser les vélos jusqu’à Pochutla. Comme quoi, c’est toujours mieux de partir de bonne heure !

Après les plages de Oaxaca, direction la ville de Oaxaca. Pendant les trois millénaires précédant l’arrivée des Aztèques, les peuples les plus puissants et influents étaient les Zapotèques et les Mixtèques. On retrouve d’importantes traces archéologiques à Monte Albán. C’est aussi à Oaxaca que l’on découvre l’arbre de Tule, une merveille mesurant 41 mètres de haut avec une circonférence de 42 mètres, on estime son âge entre 1200 à 3000 ans.

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Monte Albán, Oaxaca

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Nous sommes avec de la famille durant ce séjour. On se régale à faire les vrais touristes. S’il est une spécificité de Oaxaca, c’est sa richesse en objets d’artisanat. Une multitude de galeries d’art se cachent dans la ville. Les marchés où l’on plonge dans un monde de couleurs, de parfums et de textures sont fascinants. La cuisine du Oaxaca est une des plus variées et des meilleures du Mexique. Dans les marchés on sursaute aux cris des vendeurs qui nous saluent d’une voix forte par un « Qué le damos ? », « Tamales, tortillas ? », « chapulines ? » parlons-en d’ailleurs, ce sont des sauterelles grillées et croustillantes que l’on déguste à l’apéro accompagné d’un mezcal… Oaxaca coup de cœur !
Puis c’est la capitale qui nous attend ! Mexico City, le district fédéral de ce si grand pays qui avoisine 2 millions de km2

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Perchée à 2240m, elle est la mégalopole de toutes les démesures. Avec ses 18 millions d’habitants, elle est en permanente compétition avec Tokyo et São Paulo. En faisant abstraction de sa mauvaise réputation (violence et pollution), nous nous jetons à corps perdu dans cet étourdissant magma urbain. Son centre historique est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. J’ai été fasciné par son gigantesque musée d’anthropologie, l’un des plus importants au monde. On y trouve également de nombreux espaces verts, notamment le grand parc de Chapultepec, où se cachent de nombreux musées, le château et même un zoo…

 

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Mexico DF

N’oublions pas Teotihuacán ! C’est un des plus grands sites archéologiques de la vallée de Mexico, contenant certaines des plus grandes pyramides méso-américaines jamais construites en Amérique précolombienne. Nous y étions le 21 mars, jour de l’équinoxe du printemps, autant vous dire que nous étions des milliers, mais les seuls touristes parmi tous ces Mexicains vêtus de blancs venues rendre hommage au soleil.

 

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Nous visitons aussi quelques « Pueblos Magicos » tels que Malinalco. Où nous découvrons le Temazcal. C’est une sorte de hutte à sudation originaire des civilisations pré-hispaniques de l’Amérique du Nord. Il était utilisé lors de cérémonies de soins pour purifier le corps ou pour soigner certaines maladies.

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Temazcal

Le Temazcal représente le ventre de la terre Mère où nous célébrons ses 4 éléments : la terre, l’eau, l’air et l’esprit. Pour ainsi purifier et harmoniser notre mental notre corps et notre esprit.

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Malinalco

Bon la vie de touriste, c’est super-chouette mais toutes les bonnes choses ont une fin !

Après un an et demi sur la route notre budget touche à sa fin. Il est temps pour nous de travailler pour refaire la caisse de l’association Bike Yourself.

Nous avons obtenu un Visa Vacance Travail d’un an pour l’Australie. L’idée étant de bosser suffisamment pour pouvoir poursuivre notre tour du monde à vélo. À travers l’Asie du sud-est, l’Asie centrale, et l’Europe de l’est.

Vidéo du Mexique

 

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