Trek du Rinjiani en Indonésie

C’est à l’occasion de notre séjour en Indonésie sans les vélos, que nous avons décidé de partir en montagne. Sur l’île de Lombok, le mont Rinjiani est un volcan en activité situé à 3726 m d’altitude. Il est le second plus haut sommet d’Indonésie. Il offre un panorama grandiose sur les îles de la Sonde, un cratère immense abritant un lac de toute splendeur. Le Rinjiani est un cadeau de la nature pour tous les amateurs de randonnées.

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Nous partons donc pour un trek de 3 jours et 2 nuits. Accompagné de notre guide Budi et de 4 porteurs. Nous sommes un groupe de 8. La chine, la Corée, l’Afrique du sud, l’Australie et la France, une chouette team.

Nos porteurs s’occupent de tout, ils portent les tentes, les duvets et tapis de sols, la nourriture pour 3 jours, et l’eau. Nous n’avons qu’un petit sac contenant vêtements chauds et snack… Quel bonheur un trek dans ces conditions !

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Ce sont de véritables machines, ils portent 40 kilos dans deux paniers en osiers reliés par un bambou.  Pas questions de chaussures, les tongs suffisent ! En marchant ? Pas vraiment, ils préfèrent courir… ! Nous sommes bluffés par leur capacité. Ils fument clopes sur clopes prétendant qu’elles leur apportent de l’énergie… « No cigarette, no power » Quant à nous, nous tachons de nous acclimater du mieux que nous pouvons. Des problèmes de logistiques nous ferons débuter le trek avec les porteurs. Tout le reste du groupe est avec le guide bien derrière. On aura le droit à un bel échauffement pour attaquer ces trois jours. Nous marchons dans leurs pas, le rythme est éprouvant.

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Les 4000 mètres dénivelés positifs ne sont pas à prendre à la légère, mais bien répartis sur 3 jours, l’ascension devient réalisable.

Jour 1, départ depuis Sumbalum Lawang 800 mètres d’altitude, on monte à Plawangan II à 2639 mètres, prévu en 8 heures. En réalité 5h de marche effective (hors pause).

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Le premier camp de base se fait sur l’arrête du volcan à Plawangan à 2641 mètres. C’est spectaculaire. Nos porteurs nous cuisinent un excellent Nasi Goreng avec du thé chaud. (Ils transportent une véritable cuisine avec plaque, gaz, wok, casserole et poêle)

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On finira la soirée par une belle étoile avant d’aller s’effondrer dans nos tentes, pour une courte nuit car demain le réveil est à 2 heures du matin …

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C’est à 3 heures pétantes que nous attaquons 3 heures de marche pour atteindre le sommet. Le terrain est ultra difficile, de la roche volcanique et poussiéreuse, sur une pente très raide. 1000m de dénivelé positif. Nous n’avons bien évidemment pas de bâton. Chaque pas est éprouvant, la visibilité est limitée et les précipices des deux côtés n’autorisent pas la moindre erreur… Aucun aménagement de sécurité n’est prévu, c’est bien roots. Au retour nous apprendrons qu’il y a des morts chaque année… enfin, nous arrivons au sommet pour le lever du soleil, le spectacle est grandiose.

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Il fait 4 degrés, j’ai une petite veste et un sarang pour me protèger les jambes, autant vous dire que je suis très légèrement vêtue. Après 45 minutes à profiter du spectacle, mes doigts commencent à geler, je décide de descendre. Je découvre alors la beauté du paysage en plein jour.

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Après le sommet nous redescendons au camp de base où les porteurs nous attendent avec le petite déj, pancake à la banane et café. Formidable !

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Nous enchainons avec 3 heures de descente brutale vers le lac où nous passerons la nuit. Très raide, c’est à la limite de la via ferrata, sans aucun équipement bien entendu. Vertigineux mieux vaut vous abstenir !

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Arrivés au lac, des eaux thermales volcaniques nous attendent, c’est un lieu sacré il nous a fallu insister pour s’y baigner. Quel bonheur après un tel effort.

3ème jour, nous remontons de l’autre côté en direction du village de Senaru. Nous somme en face du volcan, la vue de notre parcours est stupéfiante.

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Superbe trek accessible à tous, selon votre condition physique ! Il restera un de nos plus beaux treks depuis le début de notre voyage. En compétition avec le volcan Acatenango au Guatemala…

Mention spéciale pour nos porteurs qui fournissent un effort sans limite, et qui nous cuisinent de délicieuses spécialisées indonésienne. Ils veillent à notre bienêtre et nous permettent de passer une inoubliable aventure.

 

 

 

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Le Mexique à vélo

2 Février 2015, Passage de la frontière Mexicaine par l’État de Chiapas, nous arrivons du Guatemala. Un coin mal famé où règnent narcos et magouilles en tous genres. Nous sommes sur la route des migrants qui tentent de rejoindre les USA depuis le Honduras déjà…
Un vieux chicken bus nous fera passer la frontière pour éviter les galères. Après un lourd contrôle de nos sacoches aux rayons X, nous finirons par entrer sur le territoire Mexicain !

Nous sommes à nouveau pris par le temps, on a pas mal trainé en Amérique centrale notamment au Nicaragua et au Guatemala. Mais notre voyage est comme ça. Nous allons rendre visite à notre famille à Mexico, il ne faut plus trainer.

Avant ça, c’est à San Cristóbal de las Casas où nous posons bagages, ancienne capitale de la province du Chiapas. Hébergés dans une colocation locale, c’est Natacha une amie savoyarde qui nous accueille. Premier bain très Mexicain en découvrant les trésors de cette capitale culturelle. Des délicieux tacos à 5 pesos, des concerts gratuits aux airs de Veracruz, les artisans qui gravitent autour de l’ambre. Mais aussi la diversité des communautés de cette province.

C’est ici où nous buvons notre premier mezcal. C’est une boisson alcoolisée mexicaine élaborée à partir de l’agave (à ne pas confondre avec la mescaline, alcaloïde hallucinogène extrait du peyotl). Il fait très froid dans cette région, et nous sommes arrivée la semaine la plus froide de l’hiver. 2120m d’altitude ! La nuit nous dormons intégralement habillés avec notre doudoune.

 
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San Cristobál de las Casas, Chiapas

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Nanou, une Bretonne qui tient la crêperie de San Cris nous offrira à chacun une petite bouteille de mescal en nous disant
« quand vous aurez un coup de mou sur les vélos, vous penserez à moi ! ».

Nous quittons San Cristóbal pour rejoindre la côte pacifique dans l’État de Oaxaca.
Après une vertigineuse descente de plusieurs jours nous atteignons la côte. Le contraste climatique est frappant, c’est même le cagnard toute la journée. Autant vous dire qu’on pédale comme des dératés pour trouver la mer.

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Mazunte, Oaxaca

Anecdote, lors de ce périple nous passerons toutes nos nuits dans les stations essences PEMEX. Pourquoi ? Car nous y trouvons une douche gratuite, des toilettes, du wi-fi, et un magasin ouvert 24/24. Et en prime, un garde armé d’un fusil à pompe présent toute la nuit… Nous dormons à poing fermé à même le sol devant nos vélos… Exténués.

Changement d’Etat, nous voilà dans « l’estado de Oaxaca ». Nous arrivons à Mazunte, tard le soir… On dormira sur la place des artisans avec quelques chiens et les moustiques. Le jour d’après on s’installe chez l’Arquitecto, un Italien, ancien guide de haute montagne de Chamonix venue s’installer ici dans les années 90. On venait pour un long week-end, nous sommes restés deux longues semaines. Difficile de ne pas savourer un tel coin de paradis. Presque pas de voiture, des couchés de soleil à couper le souffle. Je me souviens du levé du jour sur la plage à observer un grand yogiste muet (ne plus parler étant son choix) dessinant des spirales gigantesques sur le sable. Une atmosphère mystique et spirituelle règne ici.

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Départ pour Pochutla, à 25 km, on avait prévu de les faire en une heure et demie, il nous a fallu la journée entière. 7 crevaisons… Arrivés à bout de notre tube de colle, nous devons pousser les vélos jusqu’à Pochutla. Comme quoi, c’est toujours mieux de partir de bonne heure !

Après les plages de Oaxaca, direction la ville de Oaxaca. Pendant les trois millénaires précédant l’arrivée des Aztèques, les peuples les plus puissants et influents étaient les Zapotèques et les Mixtèques. On retrouve d’importantes traces archéologiques à Monte Albán. C’est aussi à Oaxaca que l’on découvre l’arbre de Tule, une merveille mesurant 41 mètres de haut avec une circonférence de 42 mètres, on estime son âge entre 1200 à 3000 ans.

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Monte Albán, Oaxaca

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Nous sommes avec de la famille durant ce séjour. On se régale à faire les vrais touristes. S’il est une spécificité de Oaxaca, c’est sa richesse en objets d’artisanat. Une multitude de galeries d’art se cachent dans la ville. Les marchés où l’on plonge dans un monde de couleurs, de parfums et de textures sont fascinants. La cuisine du Oaxaca est une des plus variées et des meilleures du Mexique. Dans les marchés on sursaute aux cris des vendeurs qui nous saluent d’une voix forte par un « Qué le damos ? », « Tamales, tortillas ? », « chapulines ? » parlons-en d’ailleurs, ce sont des sauterelles grillées et croustillantes que l’on déguste à l’apéro accompagné d’un mezcal… Oaxaca coup de cœur !
Puis c’est la capitale qui nous attend ! Mexico City, le district fédéral de ce si grand pays qui avoisine 2 millions de km2

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Perchée à 2240m, elle est la mégalopole de toutes les démesures. Avec ses 18 millions d’habitants, elle est en permanente compétition avec Tokyo et São Paulo. En faisant abstraction de sa mauvaise réputation (violence et pollution), nous nous jetons à corps perdu dans cet étourdissant magma urbain. Son centre historique est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. J’ai été fasciné par son gigantesque musée d’anthropologie, l’un des plus importants au monde. On y trouve également de nombreux espaces verts, notamment le grand parc de Chapultepec, où se cachent de nombreux musées, le château et même un zoo…

 

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Mexico DF

N’oublions pas Teotihuacán ! C’est un des plus grands sites archéologiques de la vallée de Mexico, contenant certaines des plus grandes pyramides méso-américaines jamais construites en Amérique précolombienne. Nous y étions le 21 mars, jour de l’équinoxe du printemps, autant vous dire que nous étions des milliers, mais les seuls touristes parmi tous ces Mexicains vêtus de blancs venues rendre hommage au soleil.

 

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Nous visitons aussi quelques « Pueblos Magicos » tels que Malinalco. Où nous découvrons le Temazcal. C’est une sorte de hutte à sudation originaire des civilisations pré-hispaniques de l’Amérique du Nord. Il était utilisé lors de cérémonies de soins pour purifier le corps ou pour soigner certaines maladies.

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Temazcal

Le Temazcal représente le ventre de la terre Mère où nous célébrons ses 4 éléments : la terre, l’eau, l’air et l’esprit. Pour ainsi purifier et harmoniser notre mental notre corps et notre esprit.

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Malinalco

Bon la vie de touriste, c’est super-chouette mais toutes les bonnes choses ont une fin !

Après un an et demi sur la route notre budget touche à sa fin. Il est temps pour nous de travailler pour refaire la caisse de l’association Bike Yourself.

Nous avons obtenu un Visa Vacance Travail d’un an pour l’Australie. L’idée étant de bosser suffisamment pour pouvoir poursuivre notre tour du monde à vélo. À travers l’Asie du sud-est, l’Asie centrale, et l’Europe de l’est.

Vidéo du Mexique

 

En Amérique Centrale

Cela fait presque 3 mois que nous remontons l’Amérique centrale depuis le Panama.

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Seb – Panama City

PANAMA. On ne sait pas toujours placer le Panama sur une carte, mais tout le monde connaît son fameux canal, qui relie le Pacifique à l’Atlantique. Ce canal ? Un chantier colossal, une percée continentale que les Français avaient entrepris en 1880. Dépassés par l’ampleur du projet et terrassés par la fièvre tropicale ils renoncent avant l’aboutissement du chantier. Les Américains et leurs gros bras prennent la relève et reprennent la construction du canal en faisant venir des travailleurs des Caraïbes. Ce sera l’une des entreprises les plus coûteuses de l’humanité.

Bref nous y avons fais un tour, histoire d’observer ces gigantesques écluses, c’était fascinant.

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Nous sommes reçu au chez des amis Panaméens qui nous feront découvrir les spécialitées culinaires du Pays. Coup de coeur pour le ceviche à quelques centimes au mercado del pescado près du Casco Viejo.

C’est d’ailleurs là que nous séjournons, au Casco Viejo, le quartier historique de Panama City. Mais le véritable trésor de ce pays c’est la nature ! Moins prisée par le tourisme que son voisin le Costa Rica mais tout aussi riche en matière de biodiversité.

Le Costa Rica, nous décidons de ne pas nous y arrêter, cela peut surprendre mais le coût de la vie est déraisonnable et loin de notre budget de cyclo-randonneurs. Mais ça n’est que partie remise ! Nous le traverserons donc en bus, ce qui nous à tous de même permis de profiter de ses paysages.

Nicaragua. Nous arrivons à la frontière Nicaraguayenne, avec l’intention cette fois de prendre notre temps pour explorer ce pays. Le contact avec les locaux se fait dès les premiers kilomètres, «diacachimba». Nous faisons une première étape à San Juan del Sur, un spot de surf pour Gringos… Rapidement on s’en ira, ça ne nous correspond pas trop. De retour sur la route nous rejoignons Rivas, ville de taille moyenne qui nous permet de rejoindre l’île d’Ometepe situé sur le lac Nicaragua. Elle et constituée de deux stratovolcans le Conception, actif , et le Maderas. Nous sillonnons l’ile en vélo en s’arrêtant pour observer les singes hurleurs. Bivouac en hamac au bord de l’eau.

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San Juan del Sur  – Nicaragua

Nous y fairons la rencontre de James Spurgeon, un photographe Américain en voyage, qui nous proposera un shooting photo Bike Yourself. On s’est bien marré ! Merci à toi

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Nous embarquons les vélos dans le ferry pour l’île d’Ometepe – Nicaragua

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Arrivée sur l’île. Volcan Conception

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Visite d’une plantation de tabac. Etape de séchage

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La boite de nuit sur l’île. Autant vous dire qu’on a taper du pied !

Les fêtes de fin d’année approchent nous décidons de faire une longue étape à Granada. nous nous sédentarisons pendant plus de trois semaines. Elle est la troisième plus grande ville du pays et connue pour son architecture coloniale préservée. Surnommée La Grande Sultane à cause de ses bâtiments de style Andalou Mauresque. On s’y fait plein d’amis, ça fait du bien de se poser.

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El Centro de la Ciudad de Granada – Nicaragua

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Coucher de soleil sur las Isletas

Il y aurait plus de 360 petites îles sur le lac de Cocibolca à 3 km de Granada. Sur certaines d’entre elles habitent quelques grosses fortunes Nicaraguayennes. On y fera le tour dans un petit bateau à moteur pour aller chercher un coucher de soleil extraordinaire. Diacachimba!

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La végétation luxuriante du Nica

Nous y fêtons Noël et le nouvel an, effectuons l’ascension du volcan Monbacho et partons à la découverte du fameux marché de Masaya, un des plus grands du pays. Cette étape sera aussi l’occasion pour nous de vendre notre artisanat sur la Calzada après avoir obtenu notre permis de vente très vite rentabilisé.

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Janvier 2016, nous prenons la route pour le nord direction Léon. Pas facile de remonter sur les vélos après les fêtes. Nous arrivons à la capitale Managua, rien de spécial, nous la traversons par la périphérie en cherchant à rejoindre la vieille route qui relie Léon. Les nica nous renseignent plutôt bien. On évitera de se perdre dans une capitale où il ne vaut mieux pas trop trainer dans les quartiers.
Les chickens bus nous fascinent, bus scolaire américain repeint aux couleurs locales. Ils font un barouflent de l’enfer et vous crachent un nuage noir étourdissant.

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La vielle route qui nous conduira à Léon est magnifique, notre coup de coeur du Nicaragua. Des collines dans un désert aride avec parfois une vue plongeante sur l’océan Pacifique. Très peu de voitures. On s’arrête boire un coca dans une échoppe de cowboys. Un vieux paysan sieste dans son hamac. Seb se renseigne auprès des routiers sur les kilomètres restants, et… ici les gens peuvent aussi bien estimer 120 km comme 40 km. Impossible de se faire une véritable idée.

On repart comme des dératés en espérant arriver avant la nuit. On n’aime pas trop arriver de nuit en ville… pas vraiment recommandable en Amérique centrale.

12 km avant Léon, petite crevaison qui fait plaisir. C’est la nuit noire au milieu de la forêt.
On aperçoit une lueur, c’est le portail d’une maison, nous décidons de réparer la chambre à air à la lueur du lampadaire. Le gardien méfiant s’approche muni de son fusil à pompe. Après lui avoir expliqué notre situation sa méfiance se change en fascination, il nous observera effectuer notre réparation, fusil à l’épaule. Ça y est nous repartons, quand nous apercevons au loin une silhouette déambulant sur le bord de la route où les camions nous frôlent à 90 km/h. C’est un ivrogne et sa machette qui semble rentrer chez lui après avoir pris une bonne cuite. bref, on est content d’arriver à Léon ! On y séjourne deux jours, visite de quelques églises.

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Catedral de Leon 1810 – Nicaragua

Prochain objectif, la frontière avec le Honduras. Nous y sommes le lendemain. Le passage de la frontière, un jeu d’enfant, 5$, le tampon et c’est parti! Petite étape à Choluteca puis nous allons chercher la frontière avec le Salvador. On n’a pas l’intention de trop s’attarder ici, l’idée étant de rejoindre rapidement la côte pacifique Salvadorienne. On fera cependant une belle rencontre avec une famille de Honduriens qui nous invitent à dormir dans leur yard (terme Jamaïcain signifiant une maison et sa cour). Du côté pacifique il n’y a que 150 km de territoire Hondurien depuis le Nicaragua avant d’entrer au Salvador, autant vous dire que c’est vite fait.

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Frontière du Honduras

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El Salvador, nous passons la frontière dans l’après-midi, la nuit tombe vite, ça craint par ici pour camper. Le Salvador est un magnifique pays mais certains endroits sont déconseillés. On décide de tenter le stop pour rejoindre la côte pacifique qui elle, est sans danger pour les touristes. C’est Romain un Français qui monte en Alaska avec son break Ford 4×4 qui nous acceptera de nous amener sur la côte. Chouette! Il est parti il y a quelques semaines de Panama City.

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Frontière du Salvador, assez roots, 5$ mais pas de tampon…

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Étape à El Tunco, spot de surf où nous passerons la nuit, son climat est bien agréable. Le lendemain sur la route nous croisons un Américain de notre âge qui fait le tour du monde à pied avec son chien et sa poussette (dont les freins sont cassés). Il estime effectuer ce record mondial en 7 ans environ. Après s’être encouragé mutuellement nous reprenons la route. Toute la côte pacifique est belle et bien vallonnée…

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Le Guatemala nous y voilà ! Direction Antigua. Connue pour son architecture de style baroque et de Renaissance espagnole, et pour ses ruines causées par deux tremblements de terre de 1773.

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Antigua – Guatemala

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16 Janvier 2016. C’est mon anniversaire, nous décidons de faire l’ascension du volcan d’Acatenango. Après avoir monté une équipe nous nous lançons pour 6 heures d’ascension, une nuit en bivouac à 3750 mètres, et à 5 heures du matin nous escaladons les 250 mètres restant jusqu’au sommet du volcan, un spectacle sans nom nous attend à l’arrivée. Que rêver de plus que de fêter ses 27 ans à quasi 4000 mètres d’altitude devant un volcan en pleine éruption…

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Nous sommes à San Pedro au bord du Lac Atitlan, d’origine volcanique c’est un lac endoréique (c’est à dire un bassin versant clos retenant les eaux dans une dépression fermée).

Le Lac Atitlan fait partie de ces lieux dans le monde ou le voyageur prolonge son séjour. Un lieu fait pour les routards, longtemps resté à l’écart, paradis perdu pour anciens babas cools post soixante huitard. Il y a encore de beaux restes cela dit.

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Village de San Pedro

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Lac Atitlan

Les villages en bordure du lac sont encore largement imprégnés de la culture traditionnelle Maya. Les populations telles que les Tzutujils et les Cakchiquels portent encore les costumes traditionnels, et chaque communauté à son propre dialecte maya. Devenu un véritable lieu touristique accueillant les amateurs de yoga et de cérémonies mystiques shamaniques.

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Fresque dans le village de San Marco

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Nous habitons sur un toit en plein air face au lac. Le soleil nous réveille le matin à 6 hrs…

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En février 1976, un violent séisme de magnitude 7,5 a frappé le Guatemala.

Le tremblement de terre a fracturé le lit du lac provoquant un drainage souterrain, ce qui occasionna la baisse du niveau d’eau de deux mètres en un mois. En 2007, un autre séisme eut l’effet inverse, comblant en partie ces infiltrations.Depuis, le niveau est remonté d’environ huit mètres, noyant les berges et ruinant des habitations riveraines.

Le gouvernement Guatémaltèque a chiffré à plusieurs millions de dollars les travaux nécessaires à la pérennisation des berges du lac, ce qui me semble compromis vu l’intérêt que porte le gouvernement pour ses espaces naturels.

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Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’Amérique Centrale. Episode N°14

 

 

 

 

 

 

Navigation dans les Caraïbes

Trinidad & Tobago. Notre voyage à vélo prend une nouvelle dimension à partir d’ici. Trinidad. Nous partons à la recherche de Xavier, notre ami et capitaine du voilier «Pain Brûlé». Retrouvailles à Port of Spain, la capitale. En bref, les Arawaks, population autochtone de l’île vivaient seul jusqu’à l’arrivée et la christianisation de l’île par Christophe Colomb en 1498. On retrouve ici de nombreuses cultures et populations des différents coins du monde. Nous nous rendons à Chaguaramas sur le chantier naval Peak, où se trouve le bateau. 3 semaines de chantier sur le navire avant de prendre la mer pour les Antilles. Retrouvez la vidéo du chantier ci-dessous 

Grenade.  Malheureusement victime d’une réputation douteuse résultant de l’invasion Américaine des années 80, et de l’ouragan en 2004. Pour le plus petit pays indépendant de l’hémisphère ouest, cette île a beaucoup à offrir. St George, nous livre le front de mer des plus pittoresques des Caraïbes. On trouve aussi de nombreuses cascades, des randonnées sympas à travers la forêt quasi tropicale. Nous sommes au mouillage dans cette baie pour quelques jours. On s’y fait des amis plaisanciers. Cocojet III, une famille française avec 4 enfants en voyage pour quelques années sur leur catamaran. Et Frakass 40, un couple d’amis qui sillonne les mers depuis quelque temps à bord de leur monocoque en aluminium. Ainsi que Liber une petite famille avec pour capitaine un grand fan de reggae roots avec qui nous échangeront quelque giga de musique.

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Le mouillage à Grenade

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Cariacou, notre prochaine étape. Retour dans le temps… la cadence est bien plus tranquille qu’à Grenade, sa grande soeur. Dans cette petite ile très relax, on se promène à travers de nombreux villages très éclectique. Ici, il n’y a pas de charter pour touriste, de grands hôtels, ni de magasin de souvenirs. Les locaux jouent aux dominos, on sirote un rhum. Quelques barques de pêcheurs très colorées donnent de jolies images derrière les palmiers. La vie demeure identique qu’il y a 50 ans. A côté, Sandy Island, c’est la destination pour le snorkling et les plaisanciers. Carte postale parfaite avec son reef bordant les plages de sable blanc. L’eau? elle est turquoise bien évidemment.

Snorkling sur Sandy Island

Snorkling sur Sandy Island

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Plage de Cariacou

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La petite Martinique.  Parlons-en. On ne l’appelle pas «petite» pour rien. Elle fait deux kilomètres de diamètre. Si vous cherchez un rythme de vie encore plus ralentis, foncez! Il ne s’y passe vraiment rien. Mais les locaux semblent apprécier ce style de vie. Petite, charismatique, et que très peu visitée, elle est un spot idéal pour se ressourcer. Une unique route du nord au sud de l’île mais très peu fréquentée par les voitures. Les locaux préfèrent marcher et puis rien n’est trop loin. La population vit de la générosité de la mer. What else?

Le sound system de l'île

Le sound system de l’île

Pépiche les miches les biquettes

Pépiche la miche les biquettes

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Retrouvez ci-dessous la vidéo de notre périple à travers les Antilles

Los Roques & las Aves.  Belle navigation jusqu’aux îles du Venezuela. Le vent nous porte, 7 noeuds de moyenne la mer est calme le soleil frappe. Nous sommes dans la mer des caraïbes en dessous de la zone des cyclones. Quelques dauphins curieux et très joueurs viennent surfer les vagues à nos côtés. Nous pêchons à la traine à chaque navigation. Les prises sont bonnes, bonites, barracuda, thazard. Nous les mangeons dans la foulée, cru, cuisiné en ceviche. Citron, ail, oignon.

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Les îles abondent en mouillages pittoresques et les fonds sous-marins sont très beaux presque partout, en particulier dans la multitude d’îlots et d’îles des Roques. Nous y passons 15 jours. Après avoir payé le droit d’entrée au parc national nous enchaînons les mouillages paradisiaques.

Gran Roque, Venezuela

Gran Roque, Venezuela

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Les Aves, un peu plus à l’ouest. Ces îles appartiennent toujours au Venezuela mais elles sont totalement désertes. Il y a juste une base des Coast Guard.

En arrivant, une de leurs barcasses vient directement nous aborder pour nous poser des questions:
-«Avez-vous vu une barque avec deux gros moteurs hier et quelques hommes à bord ?»
Je me souviens l’avoir repéré dans mes jumelles pensant voir des pêcheurs.
-«C’est une barque suspecte». Nous commençons à comprendre…

En effet nous sommes dans la pire zone de piraterie du globe. Le soir même, nous dormions seuls au monde près d’une petite plage. Dans la nuit, Xavier croit entendre une barque s’approcher… Cette nuit nous n’allumerons pas le feu de mouillage. On avait tous un drôle de pressentiment ce soir-là. Ouf! on l’a échappé belle!

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Une des îles de las Aves

Faut dire qu’en ce moment au Venezuela sévit une terrible crise. Sur le continent les gens ont faim, il n’y a rien dans les supermarchés alors certaines personnes sont prêtes à tout. Les pirates attaquent et dévalisent les bateaux des plaisanciers.
Les Aves resteront malgré les pirates et les moustiques un bon souvenir.

Curaçao,  elle fait partie des ABC, Aruba, Bonaire & Curaçao. Nous choisissons Curaçao comme escale. Elle semble idéale pour attendre la fin de la saison cyclonique. Proches du Venezuela et de l’Amérique du sud, elles appartiennent aux Antilles Néerlandaise.

Curaçao

Curaçao

Connue dans le monde entier pour la liqueur orangée du même nom. On parle ici le Hollandais, l’Espagnol, l’Anglais et le Papiamento, le dialecte local brassant toutes ces langues. Curaçao abrite de nombreuses populations. Descendant africain, afro caribéen, sud-américain et européen.

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Et oui c’est nous en piétons !

Curaçao est une île très sèche au paysage désolé, les cactus s’y plaisent. Pas ou trop peu de pluie. Quelques reptiles, les énormes iguanes par exemple. Quelques mangroves habitant des oiseaux, des perroquets. Dans la mer, les reefs de coraux poussent en profusion le long de la côte. Des centaines d’espèces de poissons, et une douzaine de variété de coraux. Requins, dauphins et raies sont les plus grosses créatures que l’on voit nager dans ces eaux chaudes.

Ce qui m’a plu, le marché flottant Vénézuélien, l’occasion de négocier quelques régimes de bananes en espagnol.

Le marché Venezuelien

Le marché Venezuelien

Ci-dessous la vidéo des Caraïbes

Colombia una chimba !

10 mois de voyage, 10 000 kms. Nous entrons sur le territoire Colombien. Notre objectif depuis de nombreux mois car nous avons une date de rendez-vous précise. Arriver à temps dans le nord du pays pour y retrouver notre famille.

Pas facile! Nous avons passé pas mal de temps en Equateur et à Quito sa capitale.

Nous voilà donc contraint de prendre un bus pour gagner du temps. Nous ferons cependant une escale à Cali capitale de la salsa et à Médellin avant de rejoindre la côte Caribéenne.

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Cartagena de las Indias !

Occasion de voir la famille. On en profitera pour nous séparer de certaines affaires, du surplus de bagage que nous nous trimbalons depuis 10 mois sur nos vélos. De 40 kg nous passons à 35 kg chacun, pas négligeable !

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Durant ce séjour Caraîbéen nous faisons quelques excursions sur les plages paradisiaques de l’Isla Baru, au programme snorkling et poisson frais accompagnés de banane plantain. Sable fin et eau turquoise, nous savourons énormément ce farniente, nos muscles nous en sont très reconnaissants.

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Carthagène des Indes, une ville Colombienne très animée avec son quartier colonial très joli mais trop touristique selon nous. nous sommes séduits par le quartier d’en face Gestsemani, on s’y verrait bien vivre un temps. Les arts de rue et les bars à Salsa en font l’animation tous les jours de la semaine.

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Maintenant place à une autre nouvelle. Vous savez que notre projet de tour du monde est en mouvement depuis le début. C’est pourquoi suite à une exceptionnelle opportunité rencontrée, Bike Yourself va prendre un autre virage pour quelque temps. Eh oui, le vélo on adore ça mais on est aventurier avant tout, et notre soif d’apprendre est grandissante. C’est pourquoi nous avons décidé Seb et moi de mettre les vélos de côté pour une durée plus ou moins déterminée. De côté? non pas vraiment, disons plutôt que nos vélos vont voyager à nos côtés.

Nous les mettons dans la soute jusqu’à nouvel ordre. Et oui nous partons voyager en voilier avec un copain Xavier, le propriétaire du bateau.

Cela fait deux ans qu’il a débuté un tour du monde à la voile en solitaire sur son Figaro (petit voilier de 9 m). Il a acheté un nouveau voilier plus grand et plus prestigieux,. Son nouveau bateau existe en un seul exemplaire, un voilier en aluminium de 13,50 mètres, la grande classe! Il a fait une excellente affaire aux Antilles, c’est un voilier ultra-costaud et spacieux.

Le voilier est commode il y a de la place pour Seb et moi ainsi que nos deux vélos!

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Ni l’un ni l’autre ne connaissons quoi que ce soit en navigation mais l’envie d’apprendre la voile en découvrant un nouveau milieu, celui des mers et océans est bien réelle.

Notre projet Bike Yourself ne change en rien au contraire il prend une dimension neuve et nous permet de faire un bout de chemin par les mers. Un des objectif initial de ce tour du monde, voyager par les terres et les mers.

Thibault le troisième membre de Bike Yourself a choisit de poursuivre son exploration du continent sud-Américain, et peut-être nous retrouver dans l’avenir.

Les moyens de communication en mer sont plus délicats, nous essayerons malgré ça de maintenir au mieux notre partage d’informations via notre page Facebook et notre site internet. La réalisation de la web-série Bike Yourself est maintenue ainsi que les reportages photos.

Ou sommes-nous ?

Nous sommes à Trinidad une île dans le Nord-Est du Venezuela. On y parle l’anglais. Un anglais  a la sauce Caribéenne, façon Jamaicaine difficilement compréhensible. Transition linguistique après 8 mois à parler l’Espagnol. C’est ici ou se trouve le voilier de Xavier «Pain Brûlé» dans un gigantesque chantier naval de l’île. Depuis deux semaines nous travaillons dur sur le bateau. On fait connaissance avec ce voilier à fière allure en le bichonnant. Carénage, vernit des boiseries, renfort de la baume, révision du moteur, bricolage en tous genres, préparation du matériel. Mais aussi apprentissage du langage marin et de quelques manoeuvres, le reste on l’apprendra en mer !

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Ci-dessous le prochain épisode de la web-série

Equateur ya estamos !

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Nous sommes en Equateur après deux mois passés au Pérou. Nous franchissons la frontière par Huaquillas, petite ville perdue dans les milliers d’hectares de plantations de bananiers. Nous traversons cette région pour rejoindre Guyaquil dans l’humidité des plantations, il fait frais c’est agréable.

On arrive à Guayaquil, surnommé «la perle du Pacifique » c’est la première ville de la République d’Equateur, de par sa capitale économique et le plus important port de la côte ouest de l’Amérique latine. Notre arrivée est moins réjouissante, nous arrivons de nuit, il pleut, les rues sont désertes, un chauffeur de taxi nous indique un hôtel pas trop cher… c’est un peu glauque.

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Le lendemain nous découvrons le parc des Iguanes

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Très vite nous reprenons la route direction Salinas, l’idée étant de rejoindre la côte Equatorienne et retrouver le Pacifique. Un des meilleurs trajets, quasi 200 km de pistes cyclables, un vrai plaisir. Si bien que la nuit tombe et on est toujours sur les vélos à pédaler comme des infatigables, les infatigables ? vous savez cette génération préadolescente des 10/12 ans, ce qui en redemande toujours plus, inépuisable! sauf que nous les moustiques nous feront nous arrêter dans un petit village vers 23 hrs Nous trouverons l’hospitalité chez la Police… Bivouac entre deux 4×4.

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Le lendemain nous atteignons la côte, et découvrons les petits villages de pêcheurs. Nous bivouaquons en hamac sur la plage avec nos copains les moustiques dans le village de San Pablo.

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Le jour suivant, nous rejoignons Montanita. MON-TA NI TA ! Allez parlons-en de Montanita.
Paradis touristique au bord de la mer exclusivement dédiée à la fête pour les étrangers. Autant vous dire que ce n’est pas cher du tout et qu’on se prend vite au jeu… Nous dormons dans un camping à 3$, du genre hippie et musicien pieds nus guitare dans le dos. On est bien.

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Quelques jours plus tard l’appel de la route reprend le dessus, nous rejoignons Puerto Lopez. Haut lieu de l’écotourisme pour observer la faune marine, avec l’Isla de la Plata (les Galapagos des pauvres). Et le parc national de Machalilla que nous découvrons lors d’une excursion pour se perdre sur ses plages paradisiaques et très préservées.

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Nous poursuivons notre périple pacifique jusqu’à Manta, ville portuaire industrielle et polluée. Dernière étape de la côte avant de rejoindre la capitale Quito située à 2850 m. Nous sommes de retour sur la cordillère des Andes. L’UNESCO a d’ailleurs déclaré Quito Patrimoine de l’Humanité en 1978 pour son architecture coloniale. Un coup de coeur pour cette belle et grande ville entourée des volcans Cotopaxi, Pichincha, Antisana, et Cayambe.

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Par hasard nous arrivons un dimanche, cela tombe bien car la ville a créé le Ciclopaseo. C’est un projet organisé localement dans le but de promouvoir le cyclisme urbain, le développement durable, et l’esprit communautaire. Nous parcourons donc un itinéraire de 30 km allant du Nord au Sud de la ville, fermé à la circulation tous les dimanches de 8 h jusqu’à 14 heures pour donner la préférence au cyclisme et aux piétons.

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Nous sommes logés chez une famille Equatorienne qui nous reçoit avec une hospitalité sans frontières.

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Lors de notre séjour à Quito, le Pape est de passage, nous aurons donc la chance de l’apercevoir quelques secondes.

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Cette étape à la capitale est l’occasion pour nous de découvrir les spécialités locales. Le cevichocho, mix de poissons crus à l’oignon cru avec quelques chips de banane et du mais. Mais aussi «el menudo» une soupe de tripe très appréciée des équatoriens, «le moté» plat de viande grillé accompagné de maÏs cuit à la vapeur et grillé. Et enfin nous avons la chance de découvrir le «cuero de chancho assado» qui est la peau du cochon cuite au barbecue. Spécial mais intéressant.

Ci-joint l’épisode N°8 de notre web-série 🙂

Péru en bici !

Il est temps de vous raconter notre traversée de ce grand pays qu’est le Pérou! Troisième plus grand pays du sous-continent par sa superficie.

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Très vite nous découvrons l’atmosphère péruvienne, les motos-taxis, l’artisanat au mille couleurs, le visage de ces magnifiques peuples indiens marqué par l’altitude et le soleil. Leur regard profond qui en dit long sur une histoire riche, magique et presque mystique liée à cet héritage Inca.

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Allez hop, direction Cuzco! La route est tumultueuse et pas sans difficultés, mais les paysages à couper le souffle nous bouleversent et nous chargent d’énergies positives. La cordillère des Andes nous revoilà…

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L’arrivée dans l’ancienne capitale de l’Empire Inca est magique. Une statue géante trône dans l’avenue principale c’est Pachacutec, guerrier emblématique et empereur du peuple Inca. Il nous indique une direction que nous suivons. Nous arrivons sur la grande place des Armes. L’héritage de la colonisation espagnol a laissé de belles traces architecturales. Les églises et cathédrales sont majestueuses.
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Nous passerons quelques semaines à Cuzco pour y découvrir ses merveilles et sa vallée sacrée que nous sillonnons de long en large. Nous visitons toutes les ruines des incas. C’est épatant d’apprendre le fonctionnement agricole de ce peuple et leur organisation sociale si juste. Et dire que cette civilisation a disparu si rapidement, ça fait mal au coeur.

Cuzco siège à 3400m d’altitude. Fatigués par le manque d’air, nous décidons de remonter le pays par la côte pacifique. Nous emprunterons principalement la panaméricaine. Après avoir rejoint Nasca pour y découvrir ces fameux géoglyphes mystérieusement dessinés en plein désert.
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Nous remontons jusqu’à Lima en passant par Ica, Paracas, et Pisco. L’étape à Paracas nous permet de poser les vélos et d’embarquer sur un bateau pour découvrir les îles Ballestas. Véritable sanctuaire de la faune marine, nous y observons curieusement le manchot de Humboldt, le cormoran de Bougainville, la serbe inca, les pélicans et bien d’autres espèces… Tant de richesses que nous offrent la terre et la mer, quelle chance nous avons de pouvoir la partager au quotidien. Ici on rend hommage facilement à la Pachamama (Terre-Mère) qui permet de se nourrir et de respirer.

C’est repartis pour le Nord, toujours vers le Nord! Notre motivation de remonter le continent est forte en ce moment car nous sommes un peu pris par le temps… Même en voyage je crois que le temps nous rattrape toujours un peu. Nous devons être dans deux mois en Colombie, il va falloir faire chauffer les mollets. Yes !

Nous contournons la Capitale de Lima où il fait gris, où la pollution rend l’air étouffant et le trafic est terrible… Notre envie de milieux naturels prend le dessus.

Les prochaines étapes se feront à Trujillo, Huanchaco, et Mancora. Ah! Mancora restera un souvenir mémorable… Un satané moustique a décidé de mettre une pénalité à Luc pour deux semaines en lui délivrant gentiment son virus de la dengue. C’est quand même rageant qu’une si petite bestiole puisse vous terrasser et vous réduire à un état de faiblesse si fort. Il faut le dire quand même c’était une épidémie à ce moment-là à Mancora. Enfin merci la vie tout va bien après une longue période de récupération.

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C’est aussi à Mancora que Thibault nous rejoint après nous avoir quitté il y a 5 mois. Rappelez-vous il avait commencé l’aventure avec nous jusqu’au sud de l’Espagne. Nous sommes trois à reprendre la route en direction de la frontière équatorienne. Après quelques bivouacs en hamac sur les plages du nord Péruvien nous nous approchons de notre huitième pays, l’équateur !

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Nous allons très bien, les vélos aussi. Notre motivation d’avancer et de découvrir le monde est croissante.

Ci-dessus l’épisode n°7 de notre web-série, Bike Yourself au Pérou.

Bike Yourself à Uyuni en Bolivie

Nous passons la frontière Bolivienne ce 6 avril 2015. De la Quiaca côté Argentin à Villazon côté Bolivien à 3447 m. Nouveau tampon sur le passeport, nouvelle monnaie les bolivianos, c’est parti !

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Villazon frontière Bolivienne 

Après avoir mangé notre première assiette de rue dans un boui-boui près de la voie de chemin de fer. Pour l’équivalent d’un euro cinquante on se régale de riz accompagné de viande cuisinée (chicharron de carne). nous nous dirigeons vers le terminal des trains dont on nous a parlés en Argentine. Depuis quelques années un vaste réseau ferroviaire désert certaines grandes villes boliviennes. Nous profitions de cette opportunité très bon marché pour faire un pas de géant et arriver plus vite que prévu à Uyuni.

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La ville d’Uyuni est assise à une altitude de 3 670 m et se trouve à la jonction d’une plaine étendue à l’ouest et de territoires montagneux de la Cordillère plus à l’est.

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Uyuni

Uyuni est le point d’appui logistique pour les touristes venus visiter le plus grand désert salé du monde, le salar d’uyuni le Sud Lipez avec les lagunas Colorada, Verde et Blanca. Ces circuits durent plusieurs jours et sont effectués en gros 4×4 qui sentent, cela pour une somme astronomique bien entendu. Nous nous renseignons pour savoir l’itinéraire que nous pourrions parcourir à vélo…

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Nous attaquons cette immensité désertique le lendemain en partant à 6 heures d’Uyuni ne sachant pas vraiment à quoi nous attendre. Après trente kilomètres nous entrons enfin dans ce désert de sel, après avoir dépassé le village de Colchani.

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Après 107 km dont 40 effectués contre le vent à 8 km/h sans aucun repère nous finissons par arriver sur l’île Incahuasi, la fameuse île aux cactus. Nous bivouaquons à côté pendant quelques jours, ce lieu est magique. En montant au sommet de l’île on profite d’un splendide lever du soleil à 6h40. Nous ramassons les déchets sur l’île pour camper gratuitement et éviter toutes sortes de taxes que les Boliviens aiment tant.

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La veille de notre départ du salar il a plu toute la nuit, génial ! la pluie posée sur le désert de sel projet un reflet magnifique, un véritable miroir qui donne une dimension spatiale, lunaire même, à notre journée de vélo. Extraordinaire sensation

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De Mendoza à La Quiaca

Notre dernier périple en Argentine c’est dans le Nord du pays que nous l’effectuons. L’objectif étant de parcourir les 1600 kms qui séparent Mendoza de la frontière Argentino-Bolivienne La Quiaca, en faisant une grande partie du trajet sur la Ruta 40 le fameux axe routier qui monte jusqu’à la frontière avec la Bolivie.

Nous quittons Mendoza à 6 heures du matin pour éviter le trafic des grandes villes et rouler à la fraiche. La chaleur dans le Nord du pays est insupportable.

Le lendemain nous devons traverser 150 km de désert ; n’étant pas en forme nous décidons de faire du stop. Après de longues heures d’attente, notre chance finit par tourner. Deux chauffeurs de poids lourd acceptent de nous aider. Chacun dans son camion, les vélos sont accrochés derrière. C’est ainsi que nous traversons ce désert en pleine nuit. Quelle expérience, malgré une crevaison pour Seb, sa première en 6 mois. Le comble de crever pour la première fois en chargeant un vélo sur un camion ! Nous sommes déposés en pleine nuit dans une station essence. On se croirait en plein décor de Far West. On y passera la nuit… près des vélos !

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Les routes sont magnifiques, nous traversons des canyons, des vallées montagneuses, mais aussi des lignes droites interminables. Nous nous arrêtons sous un arbre à l’ombre pour la pause-déjeuner et la sieste. Soudain un cycliste sorti de nul part apparaît : « Hola me llamo Gérard soy un cyclista frances » ! C’est un voyageur solitaire, nous ferons la route avec lui pour quelques jours.

Le lendemain nous sommes rattrapés par trois cyclistes. Un couple d’américains et un français qui roulent sur un tricycle solaire, épatant ! Nous reprenons la route avec Seb et nous bivouaquons dans un village de 6 habitants : ce soir-là le village grossit un peu nous sommes 8.

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Le jour d’après nous franchissons notre premier vrai col, à 2225 mètres d’altitude, sur un tronçon de la route 40 fermé aux automobilistes car en travaux. Après quelques négociations nous passons ! L’arrivée en haut du col nous offre un panorama extraordinaire, une vaste vallée s’ouvre à nous.

Puis nous enchainons les petits villages : Londres, Belen, Hualfin, où nous faisons de belles haltes, sur les places, dans les églises, les habitants sont très curieux et accueillants.

Nous arrivons à Cafayate, où nous profitons d’une nuit dans une petite auberge de hippies pour nous reposer.

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Cafayate – Salta sera notre coup de coeur car nous traversons ce magnifique canyon de 90 km où les couleurs sont stupéfiantes.

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Nous arrivons à Salta après 15 jours de route. La ville est belle, l’ambiance comme on l’aime, les rues sont animées, la fête est à l’ordre de notre séjour dans cette grande ville où nous passons 3 jours à vivre de nuit.

Prochaine direction : San Salvador de Jujuy ! Nous sommes attendus chez une amie de Seb qui habite dans la province. Nous apprenons la fabrication des empanadas maison.

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Nous approchons de la frontière… Nous passons par Purmamarca où nous campons au pied de la montagnes aux sept couleurs. Au matin, nous sommes réveillées par deux françaises (un peu hippies sur les bords) avec qui nous partageons le maté. Elles ont un projet de documentaire sur les lieux autogestionnaires en Amérique Latine (leur blog).

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Tilcara, Humahuaca où nous découvrons les fanfares à l’occasion de la fête de Pâques. Tout plein de petits villages typiques du nord Argentine.

Dernier village : Tres Cruces, village étape de contrôle douanier pour les poids lourds. Nous sommes à 4000 mètres d’altitudes. Nous nous sommes progressivement acclimatés, cependant le moindre effort reste compliqué : le vélo à une telle altitude est une autre discipline.

Nous arrivons finalement à La Quiaca, dernière étape avant de franchir la frontière avec la Bolivie. L’occasion pour nous de profiter d’un dernier asado avant de quitter l’Argentine après 2 mois passés dans ce pays.

Durant ces 3 semaines nous revoyons régulièrement les voyageurs que nous avons rencontrés. Il y a beaucoup de voyageurs à vélo en Argentine. Il faut dire que le pays est propice à ce type de voyage. Les argentins sont accueillants, sympathiques et très curieux d’en savoir plus sur les raisons de notre voyage.

Cela dit nous sommes stupéfaits de voir tant de pollution en pleine nature. Le long de toutes les routes que nous avons empruntées, des déchets parfument le décor, et visuellement c’est vraiment un désastre… Enfin, nous voilà en Bolivie à Villazon… Yes, nouvelle frontière !

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Argentina 2015

Après avoir traversé l’Uruguay, nous prenons le ferry Buque Bus pour rejoindre Buenos Aires, l’Argentine nous y voilà. Nous sommes reçus par de la famille en plein coeur de la capitale fédérale. Nous passons ici trois semaines extraordinaires à découvrir la vie des Portégnos. Le charme de ses quartiers ; Palermo sera notre coup de coeur. Nous découvrons la générosité des plats dans les Parillas, restaurant typique Argentin. Les asados gigantesque entre amis où la viande cuit toute la nuit sur le barbecue. Les matés de l’après-midi accompagnés de pâtisseries fourrées de dulce de leche.

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On ira même voir un match au stade de River Plate face à San Lorenzo. Ici, les supporters de l’équipe adverse ne sont pas admis dans le stade… Une ambiance exceptionnelle, le football ici tient une place primordiale chez les argentins.

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La fête… En buvant du Fernet, liqueur originaire d’Italie que les Argentins mélangent avec du Coca-Cola, boisson nationale. On s’y est fait ! Notre séjour à Buenos Aires sera aussi pour nous l’occasion d’imprimer 500 stickers de l’association pour partager notre projet.

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Nous démontons les vélos pour partir en bus dans le Nord de la Patagonie. Cela nous permet d’éviter 1 500 km de Pampa ( Campagne déserte où il n’y a rien. Cela relève du défi de s’approvisionner en eau et nourriture). Destination San Martin de los Andes . Nous attaquons la route des sept lacs «los siete lagos» pour nous rendre à San Carlos de Bariloche. Les 107 km du parcours dont le plus grand parti est asphalté, regorgent de paysages spectaculaires, typiques de la Patagonie des lacs, les forêts de coihues, de lengas et de mires, les sommets enneigées, ou les lacs majestueux créent un environnement d’une beauté naturelle époustouflante.

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Cette traversée permet de parcourir 2 parcs nationaux, celui de Nahuel Huapi et celui de Lanin. Même si ce trajet peut se faire rapidement nous avons décidé de prendre notre temps en roulant tranquillement en faisant des bivouacs dès que la nature s’y prêtait. La route des sept lacs nous emmène à la découverte des lacs Correntoso, Espejo, Escondido, Villarino, Falkner, Machonico et le Lacar, tous d’originaire glacière.

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Nous ferons une halte dans une petite ville, station de ski l’hiver Villa la Angoustura, pour dormir à la belle étoile dans le parc municipale. L’arrivée à San Carlos de Bariloche est bien sympathique, ville qui borde le lac Nahuel Huapi. Nous sommes attendus chez un ami argentin qui nous accueille chez lui. Occasion de découvrir les alentours en laissant un peu nos vélos. Rattrapés par le temps, nous décidons de remonter vers le Nord, le sud de l’Argentine coûte cher et les distances sont phénoménales. Notre rêve d’Ushuaia est donc remis à plus tard. Nous arrivons à Mendoza, la région des vins et nous nous apprêtons à parcourir les 1 300 km qui nous séparent de Salta.