Uruguay en vélo !

4 janvier 2015, nous passons la frontière Uruguayenne ce matin après un mois et demi passé au Brésil. Après avoir converti nos derniers Reals Brésiliens contre des pesos Uruguayen nous allons faire tamponner nos passeports. 90 jours de visa, mais nous devons être dans 2 semaines à Buenos Aires en Argentine pour un rendez-vous familiale.

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130 km parcourus durant notre première journée de vélo dans ce nouveau pays. Ce qui nous conduit dans une petite ville appelé Treinta y Tres. On se croirai dans un western, les gauchos habillés traditionnellement se promènent à cheval d’un air fier. Les motos 125cc se déplacent par dizaines en faisant un baroufle de l’enfer. Ici les villes sont structurés en «cuadras»,«blocks» très facile de s’orienter.

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L’Uruguay et sa pampa… ses lignes droites interminables, des montagnes russes qui empêchent de trouver un rythme régulier. Nous décidons de retrouver le littoral et nous arrivons à Maldonado petite ville au dessus de Punta Del Este. Après un bref repos nous partons direction Montevideo. Nous découvrirons cette grande capitale pendant 3 jours. En parcourant la vielle ville à vélo, en et buvant du maté au bord de la mer. En Uruguay 3,3 millions d’habitants dont 1,8 millions résidant à la capitale Montevideo. Son président José Mujica au pouvoir depuis 2010 est quelque peu atypique et bien différent des habitude classiques de la fonction présidentielle. Délaissant le palais présidentielle, il habite la petite ferme de son épouse en dehors de Montevideo ou il entretient son potager. Il donne 90% de son salaire présidentiel à des organisations caritatives ou pour aider des petits entrepreneurs. Cela lui a valut le titre de «Président le plus pauvre du monde».

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Hébergés chez un cousin qui habite sur la rambla nous sommes dans les conditions idéales pour visiter une grande capitale Sud Américaine. Nous la visitons à vélo, cela nous permet de voir un max de chose. La vie est chère en Uruguay, c’est une sorte de petit paradis fiscal d’Amérique du Sud. Dans ce pays nous apprécions particulièrement les Milanesa, grande escalope dans un hamburger et les petits hotdog, on les rencontre partout au bord de la route. Ce qui nous a beaucoup marqué c’est tous les Uruguayen qui se promènent avec leur thermos sous le bras et leur maté en main… Constamment, partout, à toutes les heures du jour et de la nuit. C’est une habitude culturelle. Il nous reste 200 km pour rejoindre Colonia de Sacramento où nous prendrons le Buquebus (ferry) pour un voyage de 3 heures qui nous amènent en Argentine à Buenos Aires. Nous faisons ces derniers kilomètres en deux jours, en nous arrêtant une nuit pour un bivouac dans un zoo municipal. Le voyage à vélo en Uruguay est très agréable, les routes sont modernes et bien équipées, on trouve de quoi s’approvisionner partout. Les routiers sont très respectueux et nous salut d’un signe de la main. La traversée de l’Uruguay en 2 semaines, à travers la pampa et en longeant le littoral, Punta del Este, Montevideo, San José, Colonia de Sacramento. Pays idéal pour le voyage à vélo.

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Rio de Janeiro – Santos

Nous avons roulé 600 km sur le littoral Brésilien pour relier Rio de Janeiro et Santos, province de Sao Paulo. L’intégralité sur la route BR-101 asphalté, mais pas vraiment dédié au vélo, très peu d’espace sur le coté de la route… Le trafic est fort près des grosses villes et légèrement plus calme le reste du temps. Les vieux camions  Brésilien font un bruit pas possible et crachent des fumées noires plutôt inquiétantes. La considération des vélos sur la route est totalement inexistante. Les gens se promènent sur la bande d’arrêt d’urgence, des familles traversent la route, les tunnels sont terrifiants. Bref ce morceau n’était pas évident

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Nous sommes en plein été, les températures oscillent entre 28° dès 7hr du matin et 35° à partir de 11hr. Autant vous dire que le vélo le reste de la journée est impossible ou bien suicidaire. Les coups de soleil vous meurtrissent et la déshydratation survient bien vite. Nous buvons en moyenne 4 litres d’eau par jour. Quant au sucre nécessaire pour effectuer 60km sur des montagnes russes par une telle chaleur, nous le trouvons dans les fruits principalement la banane, la coco gelado, et la caldo de cana appelée Vésou. C’est le jus obtenu en écrasant la canne à sucre et en la passant dans une presse. Riche en vitamine B et C avec une forte teneur en fer, calcium, potassium et contenant l’antioxydant nous permettant de combattre les bactéries locales, yes ! Pour info la distillation du vésou permet d’obtenir le rhum agricole et plus localement la Cachaça.

Presse de la canne à sucrex21

La estrada BR-101

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Cette route n’est pas facile mais elle longe la plus belle partie du littoral Brésilien selon les locaux et nous sommes bien d’accord avec eux… Elle nous conduit chaque soir sur une nouvelle plage plus ou moins fréquentés mais très agréable après une grosse journée de vélo. Parmi ces plages nous retiendrons Ubatuba, Tarituba et Parati, notre coup de coeur. Sur la route on trouve toujours de quoi manger solidement. Feijoada, plat populaire au Brésil à base de haricots noirs, de riz et de viande de porc. Où sinon quelques empenadas,petit chausson farci de viande, de poisson, d’œuf, de pomme de terre nous suffisent pour reprendre la route.

Le voyage à vélo et ses drôles de marques de bronzages

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Nous n’avons eus pour le moment aucun gros problèmes techniques avec nos vélos. Mis à part les béquilles cassées, l’usure des freins naturelle et ma deuxième crevaison ! Réparation express sous un arrêt de bus le long de la route.

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Nous avons passé Noël au camping Humaita à Bertioga, c’est les fortes précipitations qui nous ont forcées à s’arrêter ici. Nous sommes le 23 décembre il pleut des cordes, et quant il pleut au Brésil ça rigole pas ! Impossible de prendre la route. 24 Décembre toujours la même météo. « Fêtons Noël ici, chouette ! » La chance on va découvrir un gigantesque supermarché ou des milliers de Brésiliens s’agglutinent pour acheter des litres de bières et de sodas, et de la viande en quantité pour le barbecue. C’est finalement nos amis Brésilien voisins de camping qui nous inviteront au Barbecue. Ce soir on découvre les coeurs de poulet grillés, un régale ! Le tout accompagnés de Caïpirinha servis dans des fruits de la passion qui font office de verre ! Feliz Natal ! Les intempéries qui sévissent actuellement sur le littoral Brésilien, ont provoqué des fortes précipitations et éboulements sur les routes, qui nous ont amené à prendre un bus pour le sud. Nous sommes à Porto Alegre, capitale de l’Etat du Rio Grande do Sul, sous la pluie, étudiant notre route vers l’Uruguay…

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Rio de Janeiro ! Tudo bem

Nous sommes parachutés en plein été dans l’hémisphère sud au Brésil !
Dès les premiers instants c’est la chaleur étouffante dans la fourmilière de Rio qui nous saisit. Un trafic omniprésent sur les routes, des vendeurs de rue et des klaxons qui retentissent à tout bout de champs. C’est dans le quartier de Copacabana, et sur sa grande plage que nous passons nos trois premiers jours à Rio.

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Les vélos remontés nous reprenons assez vite la route pour le sud par le littoral Brésilien. Nous avons quittés Copacabana par la favela Rocinha, c’est la plus grosse favela de la ville de Rio de Janeiro, elle s’étend sur sur 143,72 ha. Nous apprenons par la suite qu’il n’est vraiment pas recommandé d’y trainer ses guêtres. Enfin, nous continuons jusqu’à Barra de Tijuca ou nous sommes attendu chez Fabio et sa famille, première occasion de vivre chez des Brésiliens, muito obrigado.

Muito obrigado a Fabio e Claudia para o seu bem-vindos no Rio de Janeiro !

Muito obrigado a Fabio e Claudia para o seu bem-vindos no Rio de Janeiro !

Il nous a fallut 2 jours pour quitter l’état de Rio de Janeiro, et croyez-nous en vélo ça n’est pas une mince affaire…
Les camions hurlant et crachant des nuages noirs, nous déséquilibre. Ici, tout le monde est sur la même voie, des familles traversent l’autoroute, des cyclistes vendeurs à contre sens. Un cheval qui nous double, bref… Le carnaval sur les routes de Rio. Et puis… il fait chaud !

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C’est après une centaine de kilomètres que nous profitons enfin du littoral, des plages paradisiaques, et d’un retour au calme sur les routes.

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Nouvelle destination !

C’est pour un ensemble de raison que nous avons choisis de retirer le Maroc de notre chemin Bike Yourself, et puis… ce n’est que partie remise, c’est un pays voisin dans lequel nous retournerons certainement dans le futur

Nous nous sommes finalement résigner à faire du bateau stop, deux personnes, deux vélos, 50 kg de bagages… rare sont les voiliers qui acceptent tout ça.

Pour des raisons techniques et économiques et suite à une belle opportunité rencontré sur internet c’est finalement un avion qui nous embarque avec nos deux vélos

Quelle est notre destination ?

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Tempête à Malaga, let’s be a tourist !

C’est un coup dur pour Bike Yourself, les intempéries dans le sud de l’Espagne nous obligent à remettre notre départ à Tarifa à la fin de semaine. C’est parti pour une journée tourisme avec la visite du musée Picasso.

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Et une belle promenade sur le port de Malaga où nous découvrons les gigantesques paquebot de croisière en escale.

Seb tente le bateau stop … en vain.

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Après avoir bavarder quelques instants avec Pablo Picasso, né à Malaga, nous allons déguster quelques tapas sur la Plaza Merced …

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Nous sommes en Espagne !

1100 km au compteur de Bike Yourself

Après avoir traverser 15 départements Français, nous avons franchis ce matin la frontière Espagnol par le col de Banyuls avec notre ami Allemand Ralph de 61 ans rencontré sur la route, il voyage avec sa remorque et son vélo électrique …

Nous descendons la Costa Brava, c’est magnifique !

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